Faune et Flore en danger, agissons !



La Colombie, ce merveilleux pays d’Amérique du Sud, est composée d’une diversité de paysages allant du Páramo aux paysages andins en passant par les côtes tropicales des Caraïbes et du Pacifique, sans oublier les déserts et la jungle amazonienne. Cette diversité offre au pays une variété de climats et de contextes favorables au développement d’une biodiversité unique au monde. En effet, le pays rassemble sur son territoire 10% de la biodiversité du monde. En d’autres termes, si l’on prend 10 espèces dans le monde, une d’entre elles peut se rencontrer en Colombie[1].  

Cette biodiversité est une réelle chance pour l’écotourisme dans le pays puisque cela lui permet de développer son activité grâce à la rencontre avec des espèces d’oiseaux, de mammifères, de poissons, de plantes ou encore de fruits et légumes souvent inconnus dans le reste du monde.

Cependant, le pays est également sujet à un fléau lié à l’abondance de cette biodiversité : le trafic illicite d’espèces de faune et flore. En effet, 47% des espèces sylvestres capturées et commercialisées au niveau mondial proviennent d’Amérique du Sud[2].  Par ailleurs il a été calculé que 40000 primates, 4 millions d’oiseaux vivants, 15 millions de peaux d’animaux et 13 millions de poissons tropicaux sortent illégalement d’Amérique du Sud chaque année[3]. Or une grande partie d’entre elles sont protégées au niveau national et international.

La Colombie est aujourd’hui considérée comme étant le deuxième pays au monde le plus touché par ce trafic illicite. Le problème de ce trafic est qu’il est présent en Colombie de manière pyramidale : les paysans ou indigènes extraient les espèces de leur habitat naturel et les vendent à des intermédiaires qui les transportent jusqu’aux grandes villes afin de négocier les prix et les vendre dans le pays ou même dans le monde entier par l’intermédiaire de trafiquants internationaux. La situation est rendue encore plus critique car les espèces sont transportées dans des conditions extrêmes, ainsi, 50 à 80% des espèces vivantes meurent pendant ce transfert[4].

Afin d’éradiquer ou du moins de réduire cette pratique, des mesures de sensibilisation sont menées auprès des populations locales et des touristes dans différentes régions : dans le Quindio, le CIFFIQ, ou Comité Interinstitutionnel de Flore et Faune du Quindío mène des campagnes de sensibilisation auprès de sa population[5]. Le département compte également une politique 2016-2019 pour un Quindio plus responsable. L’objectif pour le département est de protéger la biodiversité colombienne en faisant prendre conscience aux populations de l’impact de ce phénomène sur leur territoire et de réduire le nombre d’espèces commercialisées.   

Sur la côte Caraïbes, différentes campagnes sont menées dans la Guajira ou encore à Carthagène[6]. Celles-ci permettent aux habitants de prendre conscience de l’impact de leurs actes. Et cela commence à porter ses fruits. Le groupe de Protection Environnementale et Écologique de la Police Métropolitaine de Carthagène a annoncé que, même si ce n’était pas encore un fait commun, de plus en plus d’habitants venaient rendre des animaux capturés afin qu’ils soient réintégrés dans leur environnement naturel.

Entre ses parcs naturels, sanctuaires de faune et flore, réserves naturelles et espaces naturels uniques, la Colombie possède 55 espaces naturels protégés, dont 26 développent des activités écotouristiques. Cela permet d’une part de sensibiliser les habitants sur leur impact environnemental et permet d’autre part de conserver un maximum d’espèces dans des lieux protégés.   

D’autre part, en plus de toutes les législations internationales, il existe de sévères condamnations en place dans le pays afin de lutter contre le trafic illicite de faune et flore. Dans le code pénal colombien[7], les peines pour trafic illicite d’animaux sylvestres peuvent aller jusqu’à 90 mois de prison et 15 salaires minimum, soit 2.500€, voire plus si les espèces concernées sont menacées.

Alors n’hésitez plus ! Si vous êtes témoin d’un trafic d’espèces ou d’une maltraitance animale, contactez le service de Police Environnementale et Écologique par mail : dipro.arpae@policia.gov.co.

[1]La biodiversité en Colombie - Manuel Rodriguez Becerra

[2] Trafic de faune – Comunidad Andina

[3] Trafic de faune – Comunidad Andina

[4] Trafic illégal d’espèces en Colombie – Pro Aves

[5] Sensibilisation dans le Quindío - CIFFIQ

[6] Campagne de sensibilisation à Carthagène

[7] Code pénal colombien

Pour plus d’informations sur ce thème, n’hésitez pas à consulter ces liens:

LIENS EXTERNES :

LES PLUS BELLES DESTINATIONS POUR LA FAUNE ET FLORE DE COLOMBIE:

La Green Team Aventure Colombia

Fecha de publicacion: 
11 Août 2016

Par: Amandine Yver
Responsable RSE (stage)
Passionée de randonnée et d'escalade, avide de voyages.

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